Virginie Aulagnier

Pédicure-podologue

01-64-65-12-72

 

Déroulement d'une consultation chez le podologue

 

La consultation, appelée aussi bilan podologique peut durer de 30 à 60mn.

 Elle permet de déterminer si le patient qui consulte, souvent pour une douleur, peut trouver une réponse a son problème avec le port de semelles orthopédiques.

 

Ce bilan podologique débute par un interrogatoire afin de faire connaissance avec le patient:

            -civilité, adresse, téléphone...

            -âge

            -taille/poids

            -motif de consultation

            -description des douleurs

            -antécedents

            -activités professionnelles et sportives

 

Puis débute l'examen clinique ,(qui parfois peut se dérouler en sous-vêtements):

 

  Examen en décharge: assis ou allongé un bilan cutané, musculo-tendineux et articulaire est réalisé.


 - Examen en charge (patient debout) : analyse des empreintes du pied , évaluation des troubles statiques, des troubles de l'équilibre, désaxations au niveau des genoux, du bassin et du rachis.

 Examen sur podoscope et plateforme podométrique. 

 Examen de la dynamique : marche, course 

 Examen de la chaussure : usure, déformation

 

Par la suite, le podologue confectionne lui-même vos semelles orthopédiques dans son laboratoire. Une multitudes de pathologies peuvent être traitées; les plus courantes sont:

             - pieds creux/ pieds plats

             -pieds valgus/varus

             -hallux valgus / griffes d'orteils

             -maladie de Morton....

 

Article paru dans Le Monde

Podologue: Le travail des mains, pour le bien être du corps !

V........ est podologue, mais ça, tout le monde le sait !… Enfin ceux qui la connaissent de près ou de loin. Mais ce que l’on sait moins, c’est le travail que fait réellement un podologue.

Vous me direz : « Mais voyons, tout le monde sait bien qu’un podologue est « un praticien en pédicurie et en podologie. Le podologue ou pédicure podologue, en France, traite les affections épidermiques et unguéales (affections des ongles) du pied ainsi que ses troubles statiques et dynamiques. Il cumule ainsi deux activités complémentaires : en pédicurie, avec des soins qui visent à prévenir, à déceler et à traiter les pathologies congénitales ou acquises entraînant des affections épidermiques et unguéales. Et en podologie, une activité de conception et d’adaptation d’orthèses sur mesure (orthèses plantaires fonctionnelles ou de confort (semelles orthopédiques), orthèses d’orteils (ortho plasties), orthèses unguéales (orthonyxies) et prothèses unguéales (onychoplasties). »… Source Wikipédia

 

Très bien, mais cela ne nous donne qu’un pendant un versant de la profession. En effet, j’aimerais vous faire découvrir le côté manuel de ce métier. Grâce à la réalisation de semelles, ce métier prend un tout autre aspect. En effet, on sait moins que le podologue réalise lui-même les semelles de ses patients. Et ceux-ci sont de plus en plus demandeurs car ils en ont compris l’utilité. Entre les personnes travaillant debout toute la journée, celles qui pratiquent une activité sportive intensive, celles marchant de longues heures dans la semaine, avec talons, celles ayant des problèmes de postures… En effet, les pieds sont une partie très importante du corps et peuvent être source de problème de démarche, de genoux, de dos… On prend des habitudes… de mauvaises habitudes, on déforme d’autres parties du corps en voulant compenser et bien souvent trop tardivement on se dit que cela serait bien d’aller voir un spécialiste.

 

 Atelier du podologue
Crédit Kate Lerigoleur

 

Quand on entre dans le cabinet, rien de bien surprenant : un bureau, des chaises, un fauteuils de consultation… Mais en y regardant de plus près, l’oeil est attiré par la porte en bois qui, une fois ouverte laisse entrevoir un autre monde, bien loin de l’image que l’on se fait du cabinet d’un podologue. Des étagères jusqu’au plafond avec des rouleaux de mousse, des plaques de plastiques, des gabarits de semelles, une machine énorme, pleine de résidus de poussière d’éléments servant à la réalisation de semelles, des ciseaux, une forte (et bonne) odeur de colle, et d’autres outils  en tout genre.

Matériaux servant à la réalisation de semelles orthopédiques
Crédit Kate Lerigoleur

 

Gabarits servant à la réalisation de semelles orthopédiques
Crédit Kate Lerigoleur

Ainsi, la consultation prend un aspect bien différent, comparé à toute autre visite chez un spécialiste.

v.......... procède dans un premier temps à l’examen des pieds du patient, en auscultant également les genoux, la hanche, le dos… Position “en statique“, “en dynamique“,  étude des parties molles, c’est-à-dire la corne qui se développe à certains endroits, les appuis…

Ensuite elle fait monter le patient sur le podoscope ; appareil servant à observer les appuis en statique, grâce à une lumière bleue, diffusée dans le verre sur lequel le patient monte. Ces appuis sont visibles grâce à un miroir posé à 15 cm en dessous de ce verre. Puis la podologue prend les empreintes du pied grâce à une encre ou à de la bétadine pour un plan B, si encre il n’y a plus ! Enfin, elle regarde les chaussures de la personne, la forme, l’usure…

Empreinte d’un pied de patient, réalisée à l’encre
Crédit Kate Lerigoleur

Tout cela lui permet de faire un choix de traitement, en fonction de la pathologie. V......... tient évidemment compte de nombreux critères, évoqués lors de l’entretien, précédant la consultation, tels que : l’endroit où ils sentent la douleur, depuis combien de temps se fait-elle ressentir, tentent-ils de la soulager et si oui, par quelle manière. Quel est le sexe du patient, son âge, son poids, son activité professionnelle, le/les sport(s) pratiqué(s), le rapport avec son corps  que la personne a où a eu tout au long de sa vie, les antécédents médicaux…

Une fois la consultation terminée, vient le moment de la réalisation de la semelle. Selon le traitement, les matériaux vont changer, afin de s’adapter au mieux à la morphologie du pied du patient et permettant ainsi la correction nécessaire. Dans un premier temps, le podologue réalise un plan d’appareillage (dessin de la semelle, réalisée grâce à l’empreinte du pied, celui-ci ayant permis le choix du gabarit de la semelle, puis l’ajout sur ce même dessin, de chaque élément servant à la correction de la pathologie. Et enfin elle découpe les différents éléments, dans les matériaux adaptés (plus ou moins rigide, amortissant).

Gabarits de tailles différentes, selon la pointure du pied
Crédit Kate Lerigoleur

Découpe de la forme de la semelle à partir du gabarit adapté
Crédit Kate Lerigoleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un vrai travail d’artisan qui est souvent passé sous silence et pourtant quel beau métier qu’est la podologie, permettant de lier le médical à l’artisanal ! Le travail des mains, pour le bien être du corps !

Gabarits et découpes de semelles
Crédit Kate Lerigoleur

Plan de travail
Découpe d’éléments à ajouter à la semelle orthopédique
Crédit Kate Lerigoleur

Ajout d’éléments, collés à même la semelle
Crédit Kate Lerigoleur

Retouche de la semelle avec les différents éléments
grâce une machine qui ponce et lime les matériaux
Crédit Kate Lerigoleur

Podologue en train de poncer les semelles
Crédit Kate Lerigoleur